La SICA CEFEL a été créée en 1979

Tous les Groupements de producteurs et la plupart des organismes agricoles, les organismes d’enseignement et les collectivités concernés y ont adhéré, ainsi que le CTIFL, l’INRA, l’Association des Pépiniéristes et l’Association des Expéditeurs

Actuellement, le CEFEL compte 62 adhérents.

L’assemblée générale de la SICA renouvelle par tiers chaque année un conseil d’administration qui élit un comité directeur de 12 membres composé d’un président, d’un vice président, d’un secrétaire et d’un trésorier, et de responsables produit. Le conseil d’administration se réunit trois fois par an.

L’assemblée générale, à laquelle la majorité des adhérents participe, se tient tous les ans au mois d’avril.

"CEFEL : relever les nouveaus défis" - Article Action Agricole du 7 mai 2015.

Missions et rôle

Le CEFEL concentre depuis plusieurs années son activité avec l’objectif de développer un savoir-faire innovant, tout en répondant aux attentes des entreprises du Grand Sud-Ouest.

Les six espèces travaillées au CEFEL à ce jour sont, par ordre d’importance, la pomme, le melon, le raisin de table, la prune de table, la cerise et l’ail.

 

La mission actuelle du Centre consiste en l’amélioration de la qualité des produits (aspect, saveur, sécurité sanitaire) et son maintien après récolte, avec un gros volet sur la lutte contre les maladies, en intégrant la préservation de l’environnement et la limitation des coûts de production pour favoriser la compétitivité des producteurs et des stations fruitières et légumières de la région.

 

Les programmes de travail du Centre d’expérimentation doivent :

- permettre d’adapter les techniques aux spécificités du bassin, en cohérence avec les axes stratégiques du projet professionnel,

- répondre aux diverses attentes de la « politique produit » souhaitée par les AOP nationales et commission régionales concernées (adaptation de la production aux exigences du marché),

- relayer les programmes nationaux d’expérimentation fruits et légumes pour une meilleure efficacité à travers des groupes de travail coordonnés par le Ctifl.

Les objectifs assignés à l’expérimentation par les professionnels des filières concernés se déclinent en 5 points principaux :

Optimisation des coûts de production

Le volet économique, réduire ou optimiser les coûts de production et de station, est intégré à tous les essais menés par le CEFEL. Les grands axes sont :

  • Améliorer la productivité en cherchant du matériel végétal ou des techniques plus performantes ; développer des méthodes de production et de conservation moins coûteuses
  • Augmenter la part de récolte commercialisable, en améliorant la qualité et en réduisant les pertes dues aux ravageurs et aux problèmes de conservation. En particulier, expérimenter des méthodes de lutte les plus écologiques contre les maladies/ravageurs occasionnant de graves dégâts : la tavelure, le carpocapse des pommes, les gloeosporioses et l’échaudure des pommes en conservation, le botrytis du raisin, la bactériose et la fusariose du melon, la maladie « café au lait » de l’ail.
  • Mieux se protéger des dégâts dus au climat : lutte contre le gel, protection contre la grêle ou la pluie…

Sécurité alimentaire, production intégrée, raisonnée et traçabilité

L’objectif est de garantir un fruit ou un légume présentant le moins possible de résidus, produit en limitant les intrants et en respectant les équilibres naturels.

Les axes travaillés au CEFEL sur ce thème sont principalement :

  • Sur toutes espèces, tester de nouvelles molécules et stratégies de protection phytosanitaire intégrée, et développer notamment des méthodes de lutte alternatives permettant de pallier aux problèmes d’apparition de résistances à certaines matières actives ou de retrait d’homologation de produits phytosanitaires efficaces. Développer des techniques contre les maladies et ravageurs nécessitant moins de traitements : lutte biologique, lutte physique…
  • Expérimenter des variétés résistantes/tolérantes aux maladies (résistants tavelure en pommier, tolérants fusariose en melon…)
  • Valider des systèmes de modélisation des maladies ou ravageurs permettant d’optimiser les interventions sur le verger

Qualité

L’objectif est d’améliorer la qualité gustative et l’aspect des produits au champ ou au verger puis de maintenir le mieux possible cette qualité après récolte jusqu’au consommateur, en travaillant les axes suivants :

  • Déterminer les variétés dont la qualité organoleptique (présentation, fermeté, teneur en sucres, acidité, tenue) répond le mieux possible aux attentes de consommateurs. Travailler sur des projets innovants (notamment raisin sans pépins)
  • Etudier les facteurs culturaux et les techniques de production favorables à la qualité
  • Apprécier le plus tôt possible la qualité de la récolte (réseau maturité prune)
  • Déterminer pour chaque variété la date optimale de récolte par rapport à la qualité attendue et au créneau de conservation visé (mode et durée de conservation)
  • Mettre au point les techniques de conservation pour maintenir de façon optimale la qualité obtenue en amont, écrêter les pointes de production et diminuer l’impact des maladies de conservation
  • Trouver des techniques de maintien de la qualité post-récolte permettant de répondre aux exigences des cahiers des charges et à la disparition de certains produits homologués sur ces usages

Valorisation des terroirs

Une des tendances alimentaires fortes est l’intérêt pour les produits du terroir.

Les axes travaillés au CEFEL sur ce thème sont principalement :

  • Sur toutes espèces, déterminer les variétés ou les clones les mieux adaptées aux différents terroirs
  • Optimiser les techniques pour améliorer la qualité, la productivité pour la Reine-Claude Label Rouge, le Chasselas de Moissac en Appellation d’Origine Contrôlée, le Melon du Quercy (CCP/IGP), l’ail blanc de Lomagne (CCP/IGP), l’ail rose de Lautrec (Label Rouge), l’ail violet de Cadours (AOC en cours).

Veille technique nationale et internationale

Le suivi des publications récentes et de la bibliographie internationale, ainsi que les contacts avec des spécialistes français ou étrangers travaillant dans nos domaines de compétences, constituent également l’une des missions fondamentales du CEFEL.

De façon plus large, à côté de ces 5 grands objectifs définis au niveau du bassin, le CEFEL participe à la mise au point de nouvelles techniques pour répondre aux préoccupations nationales et à la politique générale définie par les pouvoirs publics, concernant notamment la réduction des intrants pour la préservation de l’environnement et de la santé.

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